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Quebec doit reconnaître les HE (french only)

200 000 Québécois ne reçoivent pas des services disponibles dans d’autres provinces

Montréal, advice le 22 septembre 2011, decease
L’Association pour la santé environnementale du Québec (ASEQ) demande au ministre de la Santé et des Services sociaux de déclarer le mois de mai comme mois de sensibilisation et d’éducation sur les hypersensibilités environnementales (HE) au Québec et de déclarer le 12 mai comme journée des hypersensibilités environnementales. L’Association sera présente à l’Assemblée nationale aujourd’hui pour une journée de sensibilisation aux HE alors que le député Pierre Marsan fera la lecture d’une déclaration et d’une pétition au sujet des HE, une condition médicale invalidante qui a des impacts majeurs sur les personnes atteintes et leurs familles.

En effet, près de 200 000 Québécois ont reçu un diagnostic médical d’HE. Cette maladie affecte plus de Québécois que d’autres conditions mieux connues comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et le sida. Toutes ces maladies ont déjà une journée et/ou un mois de reconnaissance. Malgré le grand nombre de personnes diagnostiquées d’HE, il n’existe au Québec aucun service social ou de santé adéquat pour leur venir en aide. Plusieurs d’entre elles, déjà invalides, doivent se débrouiller seules et sont forcées de se faire traiter en Ontario et en Nouvelle-Écosse, et ce à leurs frais. Il s’agit là d’une situation financièrement catastrophique pour des s déjà appauvris par leur incapacité à travailler.

L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont ouvert des cliniques médicales spécialisées en HE et financées par le système de santé provincial. À tout le moins, le Québec se doit de suivre ces pratiques et tenter de les dépasser, afin d’atteindre le niveau de soins offerts par des pays tels l’Allemagne, le Japon et l’Autriche. Ces pays offrent du support, de l’appui et des services sociaux et de santé à tous les s souffrant de cette maladie.

L’expérience de nos membres à travers le Québec démontre que le refus de reconnaitre les HE comme une maladie résulte en un déni des droits humains fondamentaux de ces s. Ces derniers sont assujettis à de la discrimination au travail et dans les endroits publics. Les s sont vulnérables dû au manque de services de santé adéquats et au manque de soutien. Cette situation est empirée par le manque de support de la famille et de la communauté, laissant l’individu susceptible d’être négligé et abusé. D’ailleurs, la Commission canadiennes droits de la personne a reconnu en 2007 que les HE sont invalidantes et que « comme pour les autres types de déficience, les personnes hypersensibles à l’environnement ont droit à des mesures d’adaptation en vertu de la loi. » D’autre part, un diagnostic approprié, au moment opportun, suivi d’un traitement adéquat, peut améliorer l’état de santé des hypersensibles. L’expérience du « Nova Scotia Environmental Health Centre (NSEHC) » démontre qu’avant d’avoir reçu ce diagnostic, ces s utilisaient deux fois plus les services médicaux que la moyenne. Or, cet usage diminue à un niveau normal à la suite des soins prodigués par ce centre, qui utilise un modèle de soins multidisciplinaires.i

Un traitement adéquat et approprié amène donc des bénéfices économiques tout en améliorant la qualité de vie de ces personnes. Pour aider au diagnostic, le Collège des médecins de famille de l’Ontario a publié une liste de contrôle du diagnostic et un aide-mémoire «Taking an Exposure History’ » sur son site Web.ii

Nos membres au Québec ont noté que les citoyens de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse atteints de cette maladie reçoivent plus de support et de services. . Les Québécois ne devraient- ils pas en recevoir autant? Ceci inclut un accès à des médecins formés en environnement, à des cliniques spécialisées, à des logements salubres et à des montants accrus pour les bénéficiaires de l’aide sociale afin de payer certains traitements.