Hypersensibilité aux champs électromagnétiques
Rohini Peris
L’Association pour santé environnementale du Québec (ASEQ) est régulièrement sollicitée par des personnes souffrantes de sensibilités aux champs électromagnétiques (CEM). Des symptômes similaires sont rapportés par des personnes de tous les âges dans la province de Québec et à travers le Canada en regard à leurs expositions aux champs électromagnétiques.
Les témoignages qui nous sont rapportés ont tous des points en communs. Par exemple, il est fréquent que les personnes affectées soient envoyées pour évaluation et assistance psychiatrique, car la plupart des médecins ne comprennent pas la condition qui les affecte. Cette approche médicale ne résout donc aucunement la condition, mais mène souvent les personnes affectées a un sentiment de manque d’estime se soi, de marginalisation et de désespoir. Des médicaments sont parfois prescrits et peuvent engourdir le patient et ses symptômes, mais les problèmes physiques persistent, car l’exposition aux CEM n’est pas envisagée donc la cause persiste.
Souvent causé par un mauvais diagnostique, un manque de soutien et de soins, les amis et la famille doutent de la personne souffrante et sont peux enclin ou même s’oppose à considérer toute accommodation demandée en ce sens. De plus, à moins que des accommodations ne soient apportées dans le milieu de travail, la personne souffrante fonctionne de plus en plus difficilement, affectant son rendement et causant des congés de maladie pouvant même mener à la perte d’emploi. Se retrouvant alors avec peu de revenus, la condition devient encore plus difficile. La personne n’a plus les moyens d’obtenir les produits et services nécessaires à l’évitement de l’exposition et par le fait même au maintien de leurs santés ainsi que de leurs qualités de vie.
La condition de vie de ces personnes peut alors se dégrader gravement et ils deviennent des exclus de la société, incapable de travailler, de visiter les endroits qu’ils affectionnent et de pratiquer leurs activités favorites. Les relations avec les proches deviennent souvent difficiles.
Le Dr. Olle Johansson, Professeur associé à l’institut Karolinska, Département de neuroscience, unité dermatologique expérimentale, Stockhold, Suède, déclare : «En Suède, l’électrohypersensibilité est entièrement et officiellement reconnue comme une limitation fonctionnelle (pas considéré comme une maladie) selon le Dr. Johansson, il y a sur une population de 9 millions, entre 230,000 et 290,000 Suédois qui rapportent une variété de symptômes lorsqu’ils sont en contact avec des sources de CEM.
En Suède, les problèmes de santé sont considérés du point de vue de l’environnement. Aucun être humain n’est en soit souffrant de dysfonctions ; se sont des symptômes causés par des facteurs environnementaux, tels l’absence de rampes d’accès pour les personnes en chaise roulante ou des lieux ou la présence d’ondes électromagnétiques est très basse pour les personnes vivantes avec l’électro hypersensibilité.
Cette approche du constat des problèmes de santé du point de vue de l’environnement ne nécessite pas une explication scientifique des causes qui soit hors de tout doute. Et la personne souffrant d’électrohypersensibilité sera toujours respectée et soutenu dans sa quête au mieux-être, et ce, davantage comme partenaire dans l’apport de solutions afin d’éliminer ces problèmes. Ceci implique que la personne atteinte hypersensibilité électromagnétique puissent avoir accès à des lieux de travail assainis au point de vue électromagnétique.
Cette lettre est un témoignage du support et du respect que les Suédois bénéficient de leurs services médicaux. Pour lire la lettre du docteur Johansson, cliquez ici.

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