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Lettre au premier ministre Jean Charest

Lettre au premier ministre Jean Charest
Le 25 mai, 2011
Monsieur Jean Charest
Premier ministre du Québec
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est
3e étage
Québec (Québec) G1A 1B4

Premier Ministre Jean Charest,

Nous désirons attirer votre attention sur une situation critique de négligence de longue date au Québec qui requiert votre attention immédiatement.

Les droits humains de base des québécois atteints d’une condition médicale connue sous le nom d’hypersensibilité environnementale, ne sont pas respectés. Ces personnes n’ont pas accès à des médecins formés en médecine environnementale et ne reçoivent pas les soins appropriés dans les hôpitaux ou les cliniques. Les services sociaux ne prennent pas en considération leur invalidité, laissant ces s vulnérables et sans appui alors qu’ils en ont besoin. Les compagnies d’assurance ne couvrent pas les besoins médicaux requis et leurs demandes d’invalidité sont le plus souvent refusées. Le fardeau de la preuve de l’incapacité incombe au qui est trop malade pour se défendre correctement.

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Il est tragique de constater que les quelques médecins progressifs, qui adhèrent au serment hippocratique et qui diagnostiquent correctement et soignent les s souffrant de cette condition, sont souvent questionnés et persécutés parce que la condition n’est pas officiellement reconnue au Québec. Pourtant, le diagnostic est reconnu dans d’autres provinces canadiennes telles que l’Ontario et la Nouvelle-Écosse, ainsi que dans d’autres pays autour du monde comme l’Allemagne, l’Autriche et le Japon, en plus d’avoir un code diagnostique auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).Selon Statistiques Canada (2007) plus de 3% des canadiens ont mentionné avoir reçu un diagnostic d’hypersensibilité environnementale ou chimique multiple d’un médecin.
L’enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistiques Canada, (2005) a trouvé qu’un peu plus de 170 000 québécois ont rapporté une hypersensibilité environnementale à la question sur les conditions médicales de longue durée ayant durées ou censées durer six mois ou plus, après un diagnostic par un professionnel de la santé.Dans un monde où la pollution infiltre l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons, il n’est pas étonnant que le corps humain réagisse défavorablement. Il est donc essentiel que les gouvernements intensifient les soins pour les victimes d’un milieu contaminé.Nous désignons les personnes souffrant des sensibilités environnementales comme les canaris de notre société, parce qu’elles sont semblables aux canaris dans les mines de charbon d’antan. Elles sonnent l’alarme lorsque les toxines atteignent des niveaux dangereux. À défaut d’une action gouvernementale appropriée, il ne peut qu’en résulter une augmentation des maladies liées aux polluants environnemetaux à l’avenir.Le diagramme ci-joint décrit la ventilation de la population affectée au QUÉBEC. Au Canada, ces nombres dépassent ceux de plusieurs autres conditions chroniques mieux connues telles que l’Alzheimer, le Parkinson, la sclérose en plaques, le SIDA-VIH, l’épilepsie, etc. Malgré cela, ce groupe de malades demeure mal servi par les services sociaux ainsi que par les services médicaux. Des groupes communautaires tels que l’ASEQ-EHAQ, qui fournissent de l’aide, sont complètement sous-financés. Continuer à ignorer ce problème maintenant coutera plus cher à la longue. (Fox et al, The Journal of Alternative and Complementary Medicine, Volume 13, No 2, 2007, pp. 223–229).Le mois de mai est le mois de sensibilisation et d’éducation des hypersensibilités environnementales. Le 12 mai dernier, le jour des hypersensibilités environnementales, l’ASEQ-EHAQ a présenté une conférence où des experts du ministère de la Santé ont été invités. Une autre conférence sera tenue le 28 mai. Le conférencier principal, le Dr. John Molot, DM CCFP FCFP, est un expert dans ce domaine. Après la conférence, nous marcherons de l’université Concordia jusqu’à votre bureau du 2001 avenue McGill College, où le Dr. Amir Khadir parlera de cette question.Puisque nos nombreuses tentatives de communiquer avec le ministère de la Santé sur cette condition sont demeurées sans réponse, nous attendons avec intérêt de recevoir de vos nouvelles au sujet de l’action immédiate que vous prendrez afin de reconnaître cette maladie et de fournir un soulagement approprié aux personnes atteintes. Nous vous demandons d’agir rapidement dans cette situation urgente. Il est inhumain de laisser souffrir ainsi des québécois et de nier leurs droits les plus fondamentaux de recevoir des soins de santé. Nous incluons à cette lettre une liste des besoins de ces s.

Nous vous remercions à l’avance.

Nous vous prions d’agréer, monsieur Charest, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Au nom du Conseil d’administration de l’ASEQ-EHAQ,

Rohini Peris
Présidente

Pièces jointes:

  1. Besoins spécifiques des personnes souffrant d’hypersensibilités environnementales
  2. Description des hypersensibilités environnementales